

""
Aucune facilité renseignée.

Cette mission vise à améliorer les conditions d'apprentissage dans les écoles publiques de Touba, ville sainte du mouridisme, en appui aux efforts de l'État et de la communauté. Le gouvernement a annoncé un plan de construction de 332 écoles et établissements pour 111,2 milliards de FCFA, conçus sur mesure pour répondre aux réalités culturelles et religieuses de Touba, avec une phase d'urgence prévoyant 9 nouvelles écoles et la réhabilitation ou l'extension de 4 écoles existantes (5,4 milliards de FCFA). Les besoins sont immédiats. L'école élémentaire Serigne Abdourahmane Mbacké de Darou Marnane, première école publique française de Touba (1983), est la plus grande école élémentaire publique du Sénégal avec 2 253 élèves, fonctionne en double flux (28 classes pédagogiques dans 14 salles, portées à 18 salles après la construction de quatre classes) et a vu sa cour envahie par les eaux à deux semaines de la rentrée, rendant presque inaccessibles ses salles ; au moins cinq écoles étaient concernées. Les parents savent que, sans place à Touba, ils devront se rabattre sur des écoles plus éloignées, comme celles de Mbacké. Au niveau national, le Ministère de l'Éducation recensait à la rentrée 2024-2025 plus de 7 000 abris provisoires, 5 862 écoles non clôturées, 2 256 sans point d'eau et 7 033 sans électricité. Cette mission mobilise la diaspora pour compléter le plan de l'État : réhabilitation des toitures et murs, drainage contre les inondations, salles de classe supplémentaires, tables-bancs, sanitaires, points d'eau, électricité et clôtures, en commençant par un nombre limité d'écoles prioritaires.
Voir la fiche →
Cette mission mobilise la diaspora pour accroître le rayonnement international de Touba, deuxième ville du Sénégal et capitale du mouridisme, qui accueille chaque année plus de six millions de pèlerins au Grand Magal, inscrit depuis 2025 sur la liste nationale du patrimoine culturel. La ville a de solides atouts de coopération. En juillet 2026, la commune de Touba Mosquée a été retenue parmi les communes pilotes de l'Acte 4 de la décentralisation, avec un accompagnement de l'État en restructuration urbaine, accès au logement, eau et assainissement. En 2025, elle a été choisie comme commune pilote pour un projet national de formation du personnel des collectivités. Des partenaires internationaux sont déjà intervenus : l'agence turque TİKA a équipé le service d'urgences de l'hôpital de Ndamatou, l'Institut mondial pour la croissance verte (GGGI) a travaillé avec l'UCG sur la gestion des déchets plastiques et un centre de valorisation, et l'hôpital Matlaboul Fawzeyni est né de la mobilisation d'un dahira de la diaspora. Il s'agit d'aller plus loin, tout en préservant la spécificité religieuse de la ville : nouer des partenariats actifs de coopération décentralisée avec des villes étrangères (notamment celles où vivent de fortes communautés mourides), faciliter l'accès à des financements internationaux, valoriser les projets de la ville (eau et assainissement, déchets, santé, mobilité, éducation, patrimoine) auprès de bailleurs et d'investisseurs, et apporter un soutien technique à la commune dans son rôle de pilote.
Voir la fiche →
Touba, deuxième pôle urbain du Sénégal avec 1,12 million d'habitants, a un esprit d'entreprise déjà fort : selon une étude de l'Institut africain de management, présentée en juillet 2026 à l'initiative du comité d'organisation du Grand Magal, 48,2 % des jeunes actifs ont créé leur propre activité et huit entrepreneurs sur dix veulent la développer ou la diversifier. Mais la précarité est généralisée : 90,9 % des jeunes actifs travaillent dans l'informel, 94,9 % sans contrat ni protection sociale, et 77,4 % envisagent de quitter le territoire. Le financement est l'obstacle principal (92,2 % des entrepreneurs), et les dispositifs publics comme la DER/FJ ne sont mobilisés que par 1 % d'entre eux. Selon la DER/FJ, plus de 47 % des jeunes hommes du département sont sans emploi, sans formation et hors du système éducatif, dans une économie dominée par le commerce et un artisanat peu développé. Les formations existent : en janvier 2025, 33 jeunes ont obtenu un certificat en transformation des fruits et légumes au centre de formation DAK de Touba, dans le cadre du PFPE. L'étude propose huit axes dont l'adaptation des formations, l'accès au financement, la transformation numérique, l'entrepreneuriat féminin, et recommande de créer des couloirs de solidarité entre les dahiras de la diaspora et ceux de Touba. Cette mission invite la diaspora à investir dans des entreprises à impact, à parrainer et former de jeunes porteurs de projets et à ouvrir ses réseaux d'affaires, dans les secteurs porteurs de Touba : transformation agroalimentaire, artisanat, commerce structuré, recyclage, transport et logistique, numérique et services.
Voir la fiche →
Touba, qui peut recevoir jusqu'à cinq millions de personnes en deux ou trois jours lors du Grand Magal, a un besoin vital d'arbres : l'ombre, la fraîcheur et la protection des infrastructures y sont indispensables, alors que l'urbanisation s'accélère. Le reboisement y est déjà une tradition. L'association Touba Ça Kanam mène depuis des années des campagnes qui ont fait leurs preuves : en 2024, elle a reboisé un axe de trois kilomètres depuis l'héliport, avec un suivi rigoureux (visites mensuelles, arrosage quotidien, participation des habitants) qui a valu un taux de satisfaction de 90 % aux Eaux et Forêts, et elle prévoyait d'agrandir sa pépinière. En 2026, elle a lancé l'opération Naatal Touba, sous le ndigël du Khalife général, avec environ 200 Khaya plantés sur 1,5 km dès le premier jour et un programme qui doit se poursuivre dans d'autres axes et quartiers. Le ministre de l'Environnement a salué les efforts de la mairie et de l'association et rappelé que la région de Diourbel est la seule du Sénégal sans forêt classée. Des jeunes de Touba ont aussi planté 150 arbres en septembre 2026 sur une place publique et dans des écoles, dans l'esprit du projet « Touba, ville verte ». Cette mission mobilise la diaspora, y compris les dahiras de l'étranger, pour changer d'échelle : financer pépinières, plants, arrosage et protection des jeunes arbres, partager l'expertise en foresterie urbaine et en gestion de l'eau, mobiliser des financements climatiques, et étendre les plantations aux quartiers, écoles, marchés et axes de la ville.
Voir la fiche →
Touba, qui accueille des millions de pèlerins lors du Grand Magal, a déjà beaucoup investi dans son éclairage et son réseau électrique. Depuis 2019, l'association Touba Ça Kanam a installé près de 25 000 lampadaires, grâce aux contributions volontaires des disciples, en lançant en juillet 2025 un lot supplémentaire de 5 000 lampadaires évalué à 130 millions de FCFA, et elle contribue aussi à la réhabilitation du réseau. Le programme d'appui aux communes (PACASEN) a permis de moderniser l'éclairage public sur plus de 15 km et d'étendre le réseau dans des villages comme Touba Ndiligui et Kéré Ndao, pour plus de six milliards de FCFA. Pour le Magal 2026, la Senelec a investi 6 milliards de FCFA (14 000 poteaux, 32 postes électriques) et le maire a annoncé que plusieurs milliers de lampes ont été installées ou remplacées dans les quartiers. L'enjeu est désormais la durabilité et le coût : le maire a demandé un appui pour doter les édifices publics et les structures de santé d'énergie solaire afin de réduire la facture d'électricité de la commune. Cette mission mobilise la diaspora, y compris les dahiras de l'étranger, pour accélérer la transition énergétique de Touba : solaire avec stockage pour les structures de santé, écoles et bâtiments publics, conversion de l'éclairage en LED et solaire de qualité avec télégestion, maintenance et formation d'une équipe de techniciens locaux, sécurisation de l'énergie pendant le Magal et les inondations, et mobilisation de financements climatiques pour répliquer le modèle dans les quartiers.
Voir la fiche →
Touba est la deuxième ville du Sénégal par sa population après Dakar. Le maire fait état de 100 000 à 120 000 naissances déclarées chaque année dans la commune. Les quartiers touchés par les inondations en saison des pluies (Ndamatou, Ocass, Nguélémou, Keur Niang) ont besoin d'organisations locales actives sur l'assainissement et la prévention. L'accès à l'eau potable repose sur un réseau de forages géré notamment par des ASUFOR (associations d'usagers de forage). La qualité de l'eau varie selon les zones et certains forages présentent un taux de fluor élevé. Dans les villages rattachés à la ville (Ndindy, Darou Karim, Sam), les priorités sont l'eau, l'assainissement et les services de base. Les jeunes ont un fort esprit d'entreprise. Près d'un jeune actif sur deux a créé sa propre activité, mais plus de 90 % travaillent dans l'informel et seuls 14,6 % ont reçu une formation professionnelle. Les daaras, les dahiras, les instituts de formation (Institut Al Azhar, CFPT DAK) et les associations de quartier jouent un rôle clé dans l'éducation, la santé, la solidarité et l'insertion. La diaspora est déjà un levier de financement et de mise en réseau.
Voir la fiche →
Touba, capitale du mouridisme, accueille chaque année le Grand Magal, qui commémore le départ en exil de Cheikh Ahmadou Bamba en 1895. La 132e édition, le 2 août 2026, a rassemblé des millions de fidèles, après 6,5 millions de visiteurs l'an dernier, et se déroulait en pleine saison des pluies. Le Magal est inscrit depuis 2025 sur la liste nationale du patrimoine culturel à sauvegarder et à mettre en valeur. Au-delà de la dimension spirituelle (prières, récitation du Coran et des Khassaïdes), c'est un moteur économique : les transactions directes et indirectes sont estimées à plus de 250 milliards de FCFA, selon le président de la commission culture et communication du comité d'organisation, qui met aussi en avant le Complexe académique Cheikh Ahmadou Khadim (37 milliards de FCFA, 1 280 étudiants dont 40 % de femmes). L'organisation repose sur un comité sous la direction du Khalife général, sur l'État (137 besoins recensés cette année) et sur les dahiras, qui organisent déplacements, hébergement et restauration de leurs membres. Le chef de l'État a annoncé en juillet 2026 un programme de 60 milliards de FCFA pour Touba, avec l'hydraulique et l'assainissement en priorité. Cette mission mobilise la diaspora, y compris les dahiras de l'étranger, pour valoriser ce patrimoine vivant sans toucher à sa dimension spirituelle : documentation et numérisation du patrimoine (manuscrits, Khassaïdes, mémoire orale), information multilingue et outils numériques pour les visiteurs, services d'accueil, de mobilité et de santé, tourisme culturel respectueux, et partenariats avec des institutions culturelles et universitaires à l'étranger.
Voir la fiche →
Touba est l'une des villes les plus peuplées du Sénégal, et sa santé doit répondre à la fois aux besoins des habitants et à l'afflux de millions de pèlerins lors du Grand Magal. Le district sanitaire de Touba compte près d'un million d'habitants, avec un déficit de centres et de postes de santé et de personnel signalé par la région médicale de Diourbel. L'offre hospitalière repose sur deux établissements. L'hôpital Matlaboul Fawzeyni, premier hôpital de niveau 3 de la ville, est né de la mobilisation d'un dahira de mourides de la diaspora, qui a réuni les fonds (6 milliards de FCFA) pour construire un hôpital de 200 lits avant de le confier à l'État en 2005 ; un nouveau pôle médical de 140 lits porte sa capacité à 340 lits et 11 salles opératoires, avec une maternité et deux blocs pour les urgences obstétricales. L'hôpital de Ndamatou a inauguré le 8 janvier 2026 un service d'accueil et d'urgences de 14 lits (équipé par l'agence turque TİKA), une réanimation, un laboratoire moderne et une banque de sang ; le service d'urgences y a reçu plus de 22 000 patients en 2025, et un centre d'hémodialyse doit être construit par l'organisation Touba Ca Kanam. Des difficultés demeurent : le personnel de Ndamatou signalait l'absence d'ambulance, un scanner en panne et un hôpital sous-dimensionné face à l'afflux de patients lors du Magal. Cette mission mobilise la diaspora, dans le prolongement de cet engagement historique, pour renforcer les postes et centres de santé de proximité, la santé maternelle et néonatale, les urgences et ambulances, l'imagerie et la maintenance biomédicale, la formation du personnel et la préparation sanitaire du Magal.
Voir la fiche →
Touba, qui est passée de 30 000 habitants en 1970 à près d'un million aujourd'hui, fait face à un défi de mobilité majeur, au quotidien comme lors du Grand Magal. Une étude universitaire décrivait déjà une circulation chaotique, avec près de 15 000 charrettes sur les routes, première cause d'accidents et d'embouteillages. En période de pluies, les routes se dégradent, des chauffeurs de la gare routière de Niarry Pneu empruntent des déviations et les tarifs de taxi passent de 100 à 200 FCFA. Lors du Magal, la pression est maximale : selon un document de travail, les sapeurs-pompiers ont recensé 341 accidents, 982 victimes dont 29 décès pour près de 236 000 véhicules en quatre jours, aggravés par la vétusté des véhicules, la surcharge des cars et l'absence de voies réservées aux secours. Les réponses se mettent en place : Plan de gestion de la mobilité du Magal 2026 (sens unique alterné sur l'autoroute Ila Touba et la RN3, couvre-feu logistique pour le transport lourd), réhabilitation de routes par l'Ageroute, relance du train sur l'axe Mbacké-Touba-Ngabou, maintenu après le Magal pour les élèves et les pèlerins, et entretien de voies secondaires par la mairie et l'association Touba Ça Kanam. Le rapport à l'origine du plan veut faire du Magal un test grandeur nature du Touba de 2040. Cette mission mobilise la diaspora pour compléter ces efforts : voies secondaires et drainage, navettes et bus modernes, transport de marchandises alternatif aux charrettes, sécurité routière, information numérique des voyageurs, mobilité électrique et solaire, en concertation avec les transporteurs.
Voir la fiche →Collectivité locale
Aucun document disponible