

""
Aucune facilité renseignée.

Cette mission vise à améliorer les conditions d'apprentissage dans les écoles publiques de la commune urbaine de Kankan, confrontées à la vétusté des bâtiments et à la surcharge des classes. En 2021, la presse locale décrivait des établissements où plus de 3 000 élèves se partageaient 18 salles, avec double vacation, faute de tables-bancs, et le lycée Morifindjan Diabaté, le plus grand de la Haute Guinée, dépassait 4 000 élèves. Au groupe scolaire Hèrèmakônôn (quartier Siatagbè), près d'un millier d'enfants étudient sans clôture ni eau potable, avec une mare au cœur de l'école et un bâtiment de 1976 en partie effondré en 2017. Les besoins identifiés incluent la réhabilitation des bâtiments (toitures, murs, plafonds), la construction de nouvelles salles de classe, le drainage contre les inondations, l'équipement en tables-bancs, sanitaires et points d'eau, et la sécurisation des sites par des clôtures. Des projets récents montrent que ces travaux sont réalisables : en novembre 2024, l'ONG Santé Intégrée a remis trois salles de classe et une direction réhabilitées au centre de formation en santé communautaire de Kankan, pour 114 millions de francs guinéens.
Voir la fiche →
Kankan, capitale de la Haute Guinée et foyer de la culture mandingue, possède un atout culturel rare : la Grande Mamaya, grand rendez-vous annuel organisé autour de la Tabaski, qui attire des milliers de festivaliers de toute la Guinée et de la diaspora. La 86e édition a été lancée en 2026 au stade préfectoral, en présence du chef de l'État et d'une délégation ivoirienne, et le ministre de la Culture a cité la Mamaya parmi les quatre grandes manifestations culturelles nationales. La ville accueille aussi le Festival sur le Milo, né en 2022 sur l'initiative de l'association Guinée Culture et de L'Harmattan Guinée, qui a réuni des invités de France, de Côte d'Ivoire, du Burkina Faso et du Mali et forme des jeunes à l'entrepreneuriat et aux contenus digitaux. Ces événements ont un fort potentiel, mais leur professionnalisation, leurs financements, leurs infrastructures d'accueil et leur visibilité internationale peuvent encore être renforcés. Cette mission vise à structurer et à internationaliser les grands événements culturels de Kankan, pour en faire des leviers de développement économique, de cohésion sociale et d'image, en s'appuyant sur le rôle stratégique de la diaspora.
Voir la fiche →
Kankan, capitale de la Haute Guinée, concentre les soins de référence d'une région d'environ 2 millions d'habitants, mais ses structures de santé sont sous pression. La région comptait en 2018 un hôpital régional, 4 hôpitaux préfectoraux, 65 centres de santé et 358 postes de santé, pour 137 médecins et 114 sages-femmes. Une étude sur l'hôpital régional de Kankan (année 2017) a relevé une contre-performance liée au manque de financement, à l'insuffisance de lits et à des admissions supérieures aux capacités. Une mission parlementaire de 2018 constatait aussi l'insuffisance de personnel (des agents techniques de santé dirigeant des centres à la place de médecins), la saturation de certaines maternités et l'absence de sérum antivenimeux. Une réponse structurelle se met en place : la construction d'un nouvel hôpital régional à Foussen (commune rurale de Karfamoriyah), dans le cadre d'une convention de crédit avec la France. Cette mission mobilise la diaspora pour accompagner cette transformation : équiper et renforcer les centres de santé de proximité, la santé maternelle et néonatale, les urgences et les ambulances, former le personnel, assurer la maintenance des équipements et préparer le fonctionnement du futur hôpital.
Voir la fiche →
Kankan, carrefour commercial de la Haute Guinée sur la route nationale 1, fait face à une pression croissante sur sa mobilité urbaine. En août 2026, la mairie a lancé une opération contre le stationnement anarchique des camions et le chargement-déchargement sur la voie publique, au motif que ces pratiques compliquent même le transport urgent d'un malade vers l'hôpital. Un compromis avec la Chambre de commerce et les transporteurs autorise désormais les gros porteurs à stationner d'un seul côté des artères. Le gouvernement a également engagé une campagne de désencombrement de la voie publique (marchés Dibida et Diaka, quartier Gare) et des travaux de réhabilitation de voirie, notamment à Banakoroda. Les moto-taxis, essentiels pour de nombreux habitants, restent un secteur à structurer : le préfet évoquait déjà en 2018 l'identification des conducteurs et des motos et la création d'aires de stationnement. La reconstruction de la route Kissidougou–Kankan (185 km) va renforcer les flux vers la ville. Cette mission mobilise la diaspora pour accompagner un plan de mobilité adapté à Kankan : organisation du stationnement et du transport de marchandises, structuration des moto-taxis, lignes de minibus et taxis collectifs, solutions digitales (application, paiement mobile) et mobilité électrique.
Voir la fiche →
Kankan, capitale de la Haute Guinée, est un carrefour commercial au cœur d'une région agricole, avec de grands marchés et un rendez-vous culturel majeur, la Mamaya, qui stimule l'hôtellerie, la restauration et l'artisanat. Les jeunes entrepreneurs y sont actifs, mais la demande d'appui dépasse l'offre. En mai 2022, le Fonds national pour l'insertion des jeunes (FONIJ) a remis 400 millions de GNF à 15 jeunes de la région, sur une quarantaine de candidats, dont une entreprise qui transforme gingembre, tamarin et fruit du baobab en biscuits, confitures et sirop. En décembre 2022, le FONIJ a recensé de nouveaux projets à la Maison des jeunes de Kankan, où un jeune agro-entrepreneur témoignait avoir acquis deux tricycles pour acheminer ses produits vers la ville et employer deux personnes. Cette mission invite la diaspora à investir dans des entreprises à impact, à partager ses compétences (gestion, finance, digital) et à ouvrir ses réseaux d'affaires, dans les secteurs porteurs de Kankan : agro-transformation, commerce et distribution, transport et logistique, tourisme et événementiel, services et numérique (paiement mobile, fintech), immobilier productif (entrepôts, marchés).
Voir la fiche →
Kankan est alimentée par un réseau isolé à centrale thermique : selon EDG, la desserte dans ces villes tourne autour de six heures par jour, et peut atteindre dix à douze heures à Kankan et à Siguiri. Des investissements sont en cours : un projet d'extension du réseau de distribution à Kankan et dans 23 localités environnantes (337 km de lignes moyenne tension, 505 km de lignes basse tension et d'éclairage public), et une centrale thermique de 40 MW financée par la Banque islamique de développement. L'éclairage public reste un point faible. En 2015, Kankan a reçu 368 lampadaires solaires, dont la quasi-totalité était hors d'usage en 2021 : manque d'entretien, qualité des équipements, absence d'équipe technique fixe sur place et vol des batteries. Cette expérience montre que la durabilité compte autant que l'équipement. Cette mission mobilise la diaspora pour moderniser l'éclairage public de Kankan avec une approche fiable : lampadaires LED et solaires de qualité avec batteries sécurisées, télégestion, contrat de maintenance, formation d'une équipe de techniciens locaux, projet pilote sur un site public ou un axe prioritaire, puis réplication quartier par quartier. Elle complète les efforts de l'État et des bailleurs sur le réseau.
Voir la fiche →
À Kankan, la société civile est ancienne et active, mais ses moyens restent limités. Des ONG locales existent depuis des décennies : APROFIG, créée en 1998 par des enseignants et des médecins, travaille sur l'éducation et la santé des filles et des femmes et forme des associations de parents ; les groupements maraîchers et groupements d'intérêt économique (GIE) animent le développement communautaire. Plus récemment, l'ONG Santé Intégrée a réhabilité en 2024 des salles du centre de formation en santé communautaire, et l'association Guinée Culture organise le Festival sur le Milo. Les priorités varient selon les territoires. Dans les quartiers riverains du Milo (Korialen, Banakoroda), l'assainissement et la gestion des déchets sont au premier plan. Autour des marchés (Sogbè, Dibida, Diaka), l'hygiène, la sécurité et l'organisation du commerce, où les femmes sont très présentes, sont des enjeux majeurs. Dans des quartiers comme Siatagbè, les besoins portent sur les écoles et l'accès à l'eau potable. En périphérie, les communes rurales comme Balandou misent sur l'agriculture et l'énergie solaire. Un défi reste commun : la pérennisation des acquis des associations, avec des moyens, une gouvernance et une coordination à renforcer. Cette mission mobilise la diaspora pour financer des projets structurants, partager des compétences, créer des passerelles avec des ONG, universités et bailleurs, et soutenir la professionnalisation des ONG locales.
Voir la fiche →
À Kankan, la gestion des déchets est un défi quotidien. Chaque foyer produit au moins un seau d'ordures par jour et, faute de site de dépôt clairement désigné, beaucoup de familles stockent leurs déchets dans leur cour ou paient des jeunes ramasseurs informels, un métier encore peu valorisé. Les quartiers proches du fleuve Milo, comme Korialen et Banakoroda, reçoivent les déchets des quartiers situés en amont, et les abords des marchés comme Sogbè sont régulièrement touchés par les dépôts sauvages. La Commune Urbaine agit : opérations d'assainissement des marchés avec ses camions bennes et, en août 2026, opération contre les occupations anarchiques de la voie publique par les camions. Dès 2022, le Festival sur le Milo a aussi alerté sur la dégradation du fleuve. Cette mission engage la diaspora aux côtés de la Commune pour transformer ces actions ponctuelles en dispositif durable : pré-collecte organisée par des groupements de jeunes, de femmes ou des PME, points de regroupement aménagés, équipements, curage des caniveaux avant la saison des pluies, protection du Milo, outils digitaux de signalement et campagnes de sensibilisation.
Voir la fiche →
Cette mission mobilise la diaspora pour accroître le rayonnement international de Kankan, capitale de la Haute Guinée et foyer de la culture mandingue. La ville dispose d'atouts concrets : la Grande Mamaya, qui attire chaque année des délégations étrangères (la Côte d'Ivoire était pays invité d'honneur en 2026), et un jumelage signé le 29 mai 2026 avec la ville d'Odienné, en Côte d'Ivoire, qui ouvre des perspectives de coopération en culture, éducation, entrepreneuriat féminin, échanges économiques et formation des jeunes. Kankan bénéficie aussi de projets structurants soutenus par des partenaires extérieurs, comme le futur hôpital régional prévu dans le cadre d'une convention de crédit avec la France, et la reconstruction de la route Kissidougou–Kankan. Il s'agit désormais de transformer ces liens en projets concrets : rendre le jumelage avec Odienné pleinement actif, identifier de nouvelles villes partenaires, faciliter l'accès à des financements internationaux, valoriser les projets urbains (salubrité, mobilité, santé, éducation, culture) auprès de bailleurs et d'investisseurs, et apporter un soutien technique à leur mise en œuvre.
Voir la fiche →Collectivité locale
Aucun document disponible